Le mandat de protection future : un outil pour prévoir, pas pour subir
Le mandat de protection future, instauré par la loi du 5 mars 2007 réformant la protection juridique des majeurs, permet à toute personne majeure ou parent d’un enfant handicapé d’organiser par avance sa propre protection ou celle de son enfant pour le jour où elle ne serait plus en capacité d’exprimer sa volonté ou de gérer seule ses affaires (art. 477 et suivants du Code civil). Contrairement à la tutelle ou à la curatelle, le mandat de protection future est un acte volontaire qui laisse l’initiative à la personne concernée.
- Mandat pour soi-même : toute personne majeure, qu’elle soit en situation de handicap ou non, peut désigner à l’avance une personne de confiance (appelée mandataire) qui l’accompagnera si elle ne peut plus pourvoir seule à ses intérêts à cause de l’âge, de la maladie ou d’un accident.
- Mandat pour autrui : les parents ou tuteurs légaux d’un enfant ou adulte protégé, peuvent organiser cette transmission et désigner un futur protecteur lorsque eux-mêmes ne seront plus en capacité d’assumer ce rôle. C’est un point très important pour de nombreuses familles du Loiret confrontées aux problématiques de l’après-parents.
Selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), moins de 2% des personnes majeures protégées bénéficient d’un mandat de protection future, alors qu’il est un outil de liberté et une source de tranquillité d’esprit (CNSA).